Anhang II Der Dreibundvertrag in der Fassung vom 5. Dezember 1912 mit den beiden Zusatzprotokollen von demselben Tage

From World War I Document Archive
Revision as of 16:21, 14 September 2015 by Woodz2 (talk | contribs)

(diff) ← Older revision | Latest revision (diff) | Newer revision → (diff)
Jump to: navigation, search
WWI Document Archive > Official Papers > Die Deutschen Dokumente zum Kriegsausbruch 1914 — Volume 4 > Anhang II.


Der Dreibundvertrag in der Fassung vom 5. Dezember 19121

                                        Leurs Majestes
     l'Empereur d'Allemagne, Roi de Prusse,
     l'Empereur d'Autriche, Roi de Boheme etc. et Roi Apostolique
          de Hongrie

               et

     le Roi d'Italie,
fermement résolus d'assurer à Leurs Etats la continuation des bienfaits
que leur garantit, au point de vue politique aussi bien qu'au point
de vue monarchique et social, le maintien de la Triple Alliance, et
voulant dans ce but prolonger la durée de cette alliance, conclue
le 20 mai 1882, renouvelée une première fois par les Traités du
20 février 1887, une seconde fois par le Traité du 6 mai 1891 et
une troisième fois par le Traité du 28 juin 1902, ont, à cet effet,
nommé comme Leurs plénipotentiaires, savoir:
     Sa Majesté l'Empereur d'Allemagne, Roi de Prusse :
          le Sieur Heinrich von Tschirschky und Bögendorff, Son
          Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire près Sa
          Majesté l'Empereur d'Autriche, Roi de Bohême etc. et Roi
          Apostolique de Hongrie;
     Sa Majesté I'Empereur d'Autriche, Roi de Bohême etc. et Roi
               Apostolique de Hongrie ;
          le Comte Leopold Berchtold von und zu Ungarschitz, Son
          Ministre de la Maison Imperiale et Royale et des Affaires
          Etrangères, Président du Conseil commun des Ministres;

               et

     Sa Majesté le Roi d'Italie :
          le Duc Giuseppe d'Avarna, Son Ambassadeur Extraordinaire
          et Plénipotentiaire près Sa Majesté l'Empereur d'Autriche,
          Roi de Boheme etc. et Roi Apostolique de Hongrie,
lesquels, après échange de leurs pleins-pouvoirs, trouvés en bonne et
due forme, sont convenus des articles suivants :

                                              Article I

     Les Hautes Parties contractantes se promettent mutuellcment
paix et amitié et n'entreront dans aucune alliance ou engagement
dirigé contre Tun de Leurs Etats.
     Elles s'engagent à procéder à un échange d'idées sur les questions
politiques et économiques d'une nature générale qui pourraient se
présenter, et se promettent en outre Leur appui mutuel dans la
limite de Leurs propres intérêts.

                                              Article II

     Dans le cas où l'Itajie, sans provocation directe de sa part,
serait attaquée par la France pour quelque motif que ce soit, les
deux autres Parties contractantes seront tenues à prêter à la Partie
attaquée secours et assistance avec toutes Leurs forces.
     Cette meme Obligation incombera à l'Italie dans le cas d'une
agression non directement provoquée de la France contre l'Allemagne.

                                              Article III

     Si une ou deux des Hautes Parties contractantes, sans provocation
directe de Leur part, venaient à être attaquées et à se trouver en-
gagées dans une guerre avec deux ou plusieurs Grandes Puissances
non signataires du présent Traité, ie «casus foederis» se présentera
simultanément pour toutes les Hautes Parties contractantes.

                                              Article IV

     Dans le cas où une Grande Puissance non signataire du présent
Traité menacerait la sécurité des Etats de l'une des Hautes Parties
contractantes, et la Partie menacée se verrait, par là, forcée de lui
faire la guerre, les deux autres s'obligent à observer, à l'égard de
Leur allié, une neutralité bienveillante. Chacune se réserve, dans ce
cas, la faculté de prendre part à la guerre, si Elle le jugeait à propos,
pour faire cause commune avec Son allié.

                                              Article V

     Si la paix de l'une des Hautes Parties contractantes venait à être
menacée dans les circonstances prévues par les articles précédents,
les Hautes Parties contractantes se concerteront en temps utile sur
les mesures militaires à prendre en vue d'une coopération éventuelle.
     Elles s'engagent, dès à présent, dans tous les cas de participation
commune à une guerre, à ne conclure ni armistice ni paix ni Traité
que d'un commun accord entre Elles.

                                              Article VI

     L'Allemagne et l'Italie n'ayant en vue que le maintien, autant
que possible, du statu quo territorial en Orient, s'engagent à user
de Leur influence pour prévenir, sur les côtes et îles ottomanes dans
la Mer Adriatique et dans la Mer Egée, toute modification territoriale
qui porterait dommage à l'une ou à l'autre des Puissances signataires
du présent Traité. Elles se communiqueront, à cet effet, tous les
renseignements de nature à s'éclairer mutuellement sur Leurs propres
dispositions ainsi que sur celles d'autres Puissances.

                                              Article VII

     L'Autriche-Hongrie et l'Italie, n'ayant en vue que le maintien,
autant que possible, du statu quo territorial en Orient, s'engagent
à user de Leur influence pour prévenir toute modification territo-
riale qui porterait dommage à l'une ou à l'autre des Puissances
signataires du présent Traité. Elles se communiqueront, à cet effet,
tous les renseignements de nature à s'éclairer mutuellement sur
Leurs propres dispositions, ainsi que sur celles d'autres Puissances.
Toutefois dans le cas où, par suite des évènements, le maintien
du statu quo dans les Régions des Balkans ou des côtes et îles
ottomanes dans l'Adriatique et dans la Mer Egée deviendrait im-
possible et que, soit en conséquence de l'action d'une Puissance
tierce soit autrement, l'Autriche-Hongrie ou l'Italie se verraient
dans la nécessité de le modifier par une occupation temporaire ou
permanente de Leur part, cette occupation n'aura lieu qu'après un
accord préalable entre les deux Puissances, basé sur le principe d'une
compensation réciproque pour tout avantage, territorial ou autre,
que chacune d'Elles obtiendrait en sus du statu quo actuel et
donnant satisfaction aux intérêts et aux prétentions bien fondées
des deux Parties.

                                              Article VIII

     Les stipulations des articles VI et VII ne s'appliqueront d'aucune
manière à la question égyptienne au sujet de laquelle les Hautes
Parties contractantes conservent respectivement Leur liberté d'action,
eu égard toujours aux principes sur lesquels repose le présent Traité.

                                              Article IX

     L'Allemagne et l'Italie s'engagent à s'employer pour le maintien
du statu quo territorial dans les régions nord-africaines sur la Mé-
diterranée, à savoir la Cyrénaique, la Tripolitaine et la Tunisie.
Les représentants des deux Puissances dans ces régions auront pour
Instruction de se tenir dans la plus étroit e intimité de Communica-
tions et assistance mutuelles.
     Si malheureusement, en suite d'un mûr examen de la Situation,
l'Allemagne et l'Italie reconnaissaient I'une et l'autre que le maintien
du statu quo devenait impossible, l'Allemagne s'engage, après un
accord formel et préalable, à appuyer l'Italie en toute action sous
la forme d'occupation ou autre prise de garantie que cette dernière
devrait entreprendre dans ces memes regions en vue d'un interet
d'équilibre et de légitime compensation.
     II est entendu que pour pareille éventualité les deux Puissances
chercheraient à se mettre également d'accord avec l'Angleterre.

                                              Article X

     S'il arrivait que la France fît acte d'étendre son occupation
ou bien son protectorat ou sa souveraineté, sous une forme quel-
conque, sur les territoires nord-africains, et qu'en conséquence de ce
fait ritalie crût devoir, pour sauvegarder sa position dans la
Méditerranée, entreprendre elle-même une action sur les dits terri-
toires nord-africains, ou bien recourir sur le territoire français en
Europe aux mesures extrêmes, l'état de guerre qui s'en suivrait
entre l'Italie et la France constituerait ipso facto, sur la demande
de l'italie et à la Charge commune de l'Allemagne et de l'Italie,
le casus foederis prévu par les articles II et V du present Traité,
comme si pareille éventualité y était expressément visée.

                                              Article XI

     Si les chances de toute guerre entreprise en commun contre la
France par les deux Puissances amenaient l'Italie à rechercher des
garanties territoriales à l'égard de la France, pour la sécurité des
frontières du Royaume et de sa position maritime ainsi qu'en vue
de la stabilité et de la paix, l'Allemagne n'y mettra aucun obstacle
et, au besoin et dans une mesure compatible avec les circonstances,
s'appliquera à faciliter les moyens d'atteindre un semblable but.

                                              Article XII

     Les Hautes Parties contractantes se promettent mutuellement
le secret sur le contenu du présent Traité.

                                              Article XIII

     Les Puissances signataires se réservent d'y introduire ultérieure-
ment, sous forme de protocole et d'un commun accord, les modifica-
tions dont l'utilité serait démontrée par les circonstances.

                                              Article XIV

     Le présent Traité restera en vigueur pour l'espace de six ans
à partir de l'expiration du Traité actuel; mais s'il n'avait pas été
dénoncé un an à l'avance par l'une ou l'autre des Hautes Parties
contractantes, il restera en vigueur pour la meme duree de six
autres années.

                                              Article XV

     Les ratifications du present Traité seront échangées à Vienne,
dans un délai de quinze jours ou plus tôt, si faire se peut2.
     En foi de quoi, les Plénipotentiaires respectifs ont signé le
présent Traité et y ont apposé le cachet de leurs armes.
     Fait à Vienne, en triple exemplaire, le cinquième jour du mois
de décembre mil neuf cent douze.

               (Siegel)                                     v o n   T s c h i r s c h k y
               (Siegel)                                               B e r c h t o l d
               (Siegel)                                                   A v a r n a

Die Zusatzprotokolle vom 5, Dezember 1912

                                                 Protocole

      Au moment de procéder à la signature du Traité de ce jour
entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie, les Plénipotentiaires
soussignés de ces trois Puissances, à ce dûment autorisés, se déclarent
mutuellement ce qui suit:

      1. Sauf réserve d'approbation parlementaire pour les stipulations
effectives qui découleraient de la présente déclaration de principes,
les Hautes Parties contractantes se promettent, dès ce moment, en
matière économique (finances, douanes, chemins de fer), en sus du
traitement de la nation la plus favorisée, toutes les facilités et
tous les avantages particuliers qui seraient compatibles avec les
exigences de chacun des trois Etats et avec Leurs engagements
respectifs avec les tierces Puissances.

      2. L'accession de l'Angleterre étant déjà acquise, en principe,
aux stipulations du Traité de ce jour qui concernent l'Orient propre-
ment dit, à savoir les territoires de l'Empire Ottoman, les Hautes
Parties contractantes s'emploieront, au moment opportun et pour
autant que les circonstances le comporteraient, à provoquer une
accession analogue à I'égard des territoires nord-africains de la
partie centrale et occidentale de la Méditerranée, le Maroc compris.
Cette accession pourrait se réaliser moyennant acceptation, de la
part de l'Angleterre, du programme établi aux articles IX et X du
Traité de ce jour.

      En foi de quoi, les trois Plénipotentiaires ont signé, en triple
exemplaire, le présent protocole.

      Fait à Vienne, le cinquième jour du mois de décembre mil neuf
Cent douze.

                                                                        v o n   T s c h i r s c h k y
                                                                                  B e r c h t o l d
                                                                                    A v a r n a


                                                 Protocole

      Au moment de procéder à la signature du Traité de ce jour
entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie, les Plénipotentiaires
soussignés de ces trois Puissances, à ce dûment autorisés, se déclarent
mutuellement ce qui suit :
      1. II est entendu que le statu quo territorial dans les régions
nord-africaines sur la Méditerranée, mentionné dans l'article IX du
Traité du 28 juin 1902, implique la souveraineté de l'Italie sur ia
Tripolitaine et la Cyrénaïque.
      2. II est également entendu que l'article X du même Traité a
pour base le statu quo territorial existant dans les régions nord-
africaines au moment de la signature du Traité.
      3. II est entendu que les arrangements spéciaux concernant
l'Albanie et le Sandjak de Novi-Bazar convenus entre l'Autriche-

Hongrie et l'Italie le  
20 décembre 1900
9 février 1901
 et le  
20 novembre
15 décembre
 1909


ne sont pas modifiés par le renouvellement du Traité d'alliance entre

l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie.
      En foi de quoi, les trois Plénipotentiaires ont signé, en triple
exemplaire, le présent protocole.
      Fait à Vienne, le cinquème jour du mois de décembre mil neuf
cent douze.

                                                            v o n   T s c h i r s c h k y
                                                                      B e r c h t o l d
                                                                          A v a r n a


                    Übersetzung des Dreibundvertrags vom 5. Dezember 1912
                              (Nichtamtliche, tunlichst wörtliche Übersetzung)

                              1. 1. M. M.

      der Deutsche Kaiser und König von Preußen,
      der Kaiser von Österreich, König von Böhmen usw. und Apostolischer
            König von Ungarn

                  und

      der König von Italien,
fest entschlossen, Ihren Staaten die Fortdauer der Wohltaten zu sichern, die
ihnen die Aufrechthaltung des Dreibundes vom politischen wie auch vom
monarchischen und sozialen Standpunkte gewährleistet, und gewillt, zu diesem
Zwecke die Fortdauer dieses Bundes zu verlängern, der am 20. Mai 1882 ge-
schlossen, ein erstes Mal durch die Verträge vom 20. Februar 1887, ein zweites
Mal durch den Vertrag vom 6. Mai 1891 und ein drittes Mal durch den Vertrag
vom 28. Juni 1902 verlängert worden ist, haben zu diesem Behufe zu Ihren
Bevollmächtigten ernannt, nämlich:
      S. M. der Deutsche Kaiser, König von Preußen:
            Herrn Heinrich von Tschirschky und Bögendorif, Seinen außer-
            ordentlichen und bevollmächtigten Botschafter bei Sr. M. dem Kaiser
            von Österreich, König von Böhmen usw. und Apostolischem König
            von Ungarn;

      S. M. der Kaiser von Österreich, König von Böhmen usw. und Apostolischer
                  König von Ungarn:
            den Grafen Leopold Berchthold von und zu Ungarschitz, Seinen
            Minister des k. u. k. Hauses und des Äußern, Vorsitzenden des ge-
            meinsamen Ministerrats;

                  und

      S. M. der König von Italien:
            den Herzog Giuseppe d'Avarna, Seinen außerordentlichen und be
            vollmächtigten Botschafter bei Sr. M. dem Kaiser von Osterreich,
            König von Böhmen usw und Apostolischem König von Ungarn,
            die nach Austausch ihrer in guter und gehöriger Form befundenen Voll-
            machten über die nachstehenden Artikel übereingekommen sind:

                                                      Artikel I

      Die Hohen Vertragschließenden Teile versprechen sich gegenseitig Frieden
und Freundschaft und werden kein gegen einen Ihrer Staaten gerichtetes
Bündnis oder Abkommen eingehen.
      Sie verpflichten sich, zu einem Gedankenaustausch über die politischen
und wirtschaftlichen Fragen allgemeiner Art zu schreiten und versprechen
sich außerdem Ihren gegenseitigen Beistand innnerhalb der Grenzen Ihrer
eigenen Interessen.

                                                      Artikel II

      In dem Falle, daß Italien ohne unmittelbare Herausforderung seinerseits
aus irgendeinem Grunde von Frankreich angegriffen würde, sind die beiden
anderen vertragschließenden Teile verpflichtet, dem angegriffenen Teile mit
allen ihren Kräften Hilfe und Beistand zu leisten.
      Dieselbe Verpflichtung obliegt Italien in dem Falle eines nicht direkt
provozierten Angriffs Frankreichs gegen Deutschland.

                                                      Artikel III

      Wenn einer oder zwei der Hohen Vertragschließenden Teile ohne un-
mittelbare Herausforderung Ihrerseits angegriffen werden und sich in einen
Krieg mit zwei oder mehreren Großmächten, die den gegenwärtigen Vertrag
nicht unterzeichnet haben, verwickelt sehen sollten, so tritt für alle Hohen
Vertragschließenden Teile gleichzeitig der »casus foederis« ein.

                                                      Artikel IV

      In dem Falle, daß eine Großmacht, die den gegenwärtigen Vertrag nicht
unterzeichnet hat, die Sicherheit der Staaten eines der Hohen Vertragschließen-
den Teile bedrohen würde, und daß der bedrohte Teil sich hierdurch ge-
zwungen sähe, gegen diese Großmacht Krieg zu führen, verpflichten sich die
beiden anderen, eine wohlwollende Neutralität gegenüber ihrem Bundes-
genossen zu beobachten. Jeder Teil behält sich in diesem Falle das Recht vor,
am Kriege teilzunehmen, wenn er es für angezeigt erachten sollte, um ge-
meinsame Sache mit seinem Verbündeten zu machen.

                                                      Artikel V

      Wenn der Friede eines der Hohen Vertragschließenden Teile unter den
in den vorstehenden Artikeln vorgesehenen Umständen bedroht werden sollte,
werden sich die Hohen Vertragschließenden Teile rechtzeitig über die im
Hinblick auf eine allenfallsige Kooperation zu ergreifenden militärischen
Maßnahmen verständigen.
      Sie verpflichten sich schon jetzt, in allen Fällen gemeinsamer Teilnahme
an einem Kriege, Waffenstillstand und Frieden und Vertrag nur im gemein-
samen Benehmen unter sich zu schließen.

                                                      Artikel VI

      Da Deutschland und Italien nur die möglichste Aufrechterhaltung des
territorialen Status quo im Orient im Auge haben, verpflichten sie sich,
ihren Einfluß zu benützen, um an den ottomanischen Küsten und Inseln im
Mittelmeer und im Agäischen Meer jede territoriale Veränderung zu ver-
hindern, die der einen oder anderen d,er den gegenwärtigen Vertrag unter-
zeichnenden Mächte Schaden bringen würde. Sie werden sich zu diesem
Behüte alle Nachrichten mitteilen, die geeignet sind, um sich gegenseitig über
Ihre eigenen Maßnahmen wie über die anderer Mächte aufzuklären.

                                                      Artikel VII

      Da Österreich-Ungarn und Italien nur die möglichste Aufrechterhaltung
des territorialen Status quo im Orient im Auge haben, verflichten sie sich, Ihren
Einfluß zu benützen, um jede territoriale Änderung zu verhindern, die der einen
oder anderen der den gegenwärtigen Vertrag unterzeichnenden Mächte Schaden
bringen würde. Sie werden sich zu diesem Behufe alle Nachrichten mit-
teilen, die geeignet sind, sich gegenseitig über Ihre eignen Absichten wie
über die anderer Mächte aufzuklären. In dem Falle jedoch, daß infolge der
Ereignisse die Aufrechterhaltung des Status quo in den Gegenden des Balkans
oder der ottomanischen Küsten und Inseln im Adriatischen und im Agäischen
Meer unmöglich würde, und daß, sei es infolge des Vorgehens einer dritten
Macht, sei es auf andere Weise, Österreich-Ungarn oder Italien sich in die
Notwendigkeit versetzt sehen sollte, durch eine vorübergehende oder dauernde
Besitznahme Ihrerseits diesen Status zu ändern, so soll diese Besitznahme erst
nach einem vorhergehenden Übereinkommen zwischen den beiden Mächten
stattfinden; dieses Übereinkommen soll auf dem Grundsatz einer gegenseitigen
Kompensation für jeden territorialen oder sonstigen Vorteil beruhen, den jede
Mächte über den gegenwärtigen Status quo hinaus erhalten würde, und soll
den Interessen und wohlbegründeten Ansprüchen beider Parteien Genüge
leisten.

                                                      Artikel VIII

      Die Bestimmungen der Artikel VI und VII sind in keiner Weise
anwendbar auf die ägyptische Frage, hinsichtlich derer die Hohen Vertrag-
schließenden Teile allerseits Ihre Handlungsfreiheit behalten, immer unter
Berücksichtigung der Grundsätze, auf denen der gegenwärtige Vertrag beruht.

                                                      Artikel IX

      Deutschland und Italien verpflichten sich, für die Aufrechterhaltung des
territorialen Status quo in den nordafrikanischen Gegenden am Mittelmeer einzu-
treten, nämlich in der Cyrenaïka, in Tripolis und in Tunis. Die Vertreter der beiden
Mächte in diesen Gegenden werden angewiesen werden, die engste Ver-
bindung durch gegenseitige Mitteilungen und Unterstützung aufrechtzuerhalten.
      Wenn unglücklicherweise infolge reiflicher Prüfung der Lage Deutsch-
land und Italien gemeinsam erkennen sollten, daß die Aufrechterhaltung
des Status quo unmöglich würde, so verpflichtet sich Deutschland, nach vor-
heriger formeller Übereinkunft, Italien bei jeder in Form einer Besitz-
nahme oder einer anderen Schadloshaltung stattfindenden Aktion zu unter-
stützen, die Italien in diesen Gegenden im Interesse des Gleichgewichts und
einer berechtigten Kompensation unternehmen würde.
      Es wird vereinbart, daß für diesen Fall die beiden Mächte versuchen
sollten, sich ebenso mit England ins Einvernehmen zu setzen.

                                                      Artikel X

      Wenn es dazu käme, daß Frankreich Anstalten träfe, seine Okkupation
oder sein Protektorat oder seine Souveränitä unter irgendeiner F rm über
die nordafrikanischen Territorien auszudehnen, und daß infolge hiervon
Italien, um seine Stellung im Mittelmeer zu sichern, der Ansicht sein sollte,
selbst eine Aktion in den bezeichneten nordafrikanischen Territorien vor-
nehmen oder auf französischem Gebiet in Europa zu den äußersten Maß-
nahmen schreiten zu müssen, so würde der hieraus sich ergebende Kriegs-
zustand zwischen Italien und Frankreich ipso facto auf das Ansuchen
Italiens und zu gemeinsamen Lasten Deutschlands und Italiens den in den
Artikeln II und V des gegenwärtigen Vertrags vorgesehenen casus foederis
bilden, wie wenn diese Möglichkeit dort ausdrücklich vorgesehen wäre.

                                                      Artikel XI

      Wenn die Wechselfälle irgendeines gemeinsam von den beiden Mächten
gegen Frankreich unternommenen Krieges Italien veranlassen sollten, für die
Sicherheit der Grenzen des Königreichs und seiner maritimen Stellung wie
auch im Interesse eines dauerhaften Friedens territoriale Garantien mit Be-
ziehung auf Frankreich zu suchen, so wird Deutschland dem kein Hindernis
entgegensetzen und im Bedarfsfalle in einem mit den Umständen vereinbaren
Maße bemüht sein, die Mittel zur Erreichung eines solchen Zieles zu erleichtern.

                                                      Artikel XII

      Die Hohen Vertragschließenden Teile versprechen sich gegenseitig die
Geheimhaltung des Inhalts des gegenwärtigen Vertrags.

                                                      Artikel XIII

      Die unterzeichnenden Mächte behalten sich vor, später in der Form
eines Protokolls und nach gemeinsamem Übereinkommen die Änderungen
aufzunehmen, deren Zweckmäßigkeit durch die Umstände erwiesen wäre.

                                                      Artikel XIV

      Der gegenwärtige Vertrag bleibt für den Zeitraum von sechs Jahren
nach Ablauf des jetzigen Vertrags in Kraft; aber wenn er nicht ein Jahr vorher
durch den einen oder andern der Hohen Vertragschließenden Teile gekündigt
wurde, wird er für dieselbe Dauer von sechs weiteren Jahren in Kraft bleiben.

                                                      Artikel XV

      Die Ratifikationen des gegenwärtigen Vertrags werden binnen einer Frist
von 14 Tagen oder wenn möglich früher in Wien ausgetauscht werden.
      Zu Urkund dessen haben die gegenseitigen Bevollmächtigten den vor-
liegenden Vertrag unterzeichnet und ihre Siegel beigedrückt.
      Ausgefertigt in Wien in dreifacher Urschrift am fünften Tage des Monats
Dezember eintausendneunhundertundzwölf.

                  (Siegel)                               v o n   T s c h i r s c h k y
                  (Siegel)                                        B e r c h t o l d
                  (Siegel)                                           A v a r n a

               Übersetzung der Zusatzprotokolle vom 5. Dezember 1912

                                             P r o t o k o l l

Im Begriff, zur Unterzeichnung des Vertrages vom heutigen Tage zwischen
Deutschland, Österreich-Ungarn und Italien zu schreiten, erklären die unter-
zeichneten Bevollmüchtigren dieser drei Mächte, hierzu gehörig ermächtigt,
sich gegenseitig das Folgende:
1. Unter Vorbehalt der parlamentarischen Genehmigung der tatsächlichen
Vereinbarungen, die sich aus der gegenwärtigen Erklärung von Grundsätzen
ergeben würden, versprechen sich die Hohen Vertragschließenden Teile von
jeizt ab in wirtschaftlicher Beziehung (Finanzen, Zöllen, Eisenbahnen) außer
der Behandlung als meistbegünstigte Nation alle Erleichterungen und alle
besonderen Vorteile, die mit den Bedürfnissen jeder der drei ^taaten und
mit ihren gegenseitigen Verpflichtungen gegenüber dritten Mächten ver-
embar wären.
2. Da der Beitritt Englands zu den Bestimmungen des Vertrags vom
heutigen Tage, die sich auf den eigentlichen Orient, nämlich die Gebiete
des ottomanischen Reiches beziehen, schon grundsätzlich erreicht ist, werden
die Hohen Vertragschließenden Teile im geeigneten Augenblick und soweit
es die Umstände zulassen, sich dahin verwenden, einen gleichen Beitritt hin-
sichtlich der nordafrikanischen Gebiete im mittleren und westlichen Teile
des Mittelmeeres einschließlich Marokkos herbeizuführen. Dieser Beitritt
könnte dadurch vollzogen werden, daß England das in den Artikeln IX und X
des Vertrags vom heutigen Tage aufgestellte Programm annimmt.
Zu Urkund dessen haben die drei Bevollmächtigten in dreifacher Aus-
fertigung das gegenwärtige Protokoll unterzeichnet.
Ausgefertigt in Wien am fünften Tage des Monats Dezember eintausend-
neunhundertundzwölh

                                                                 Unterschriften wie oben.

                                             P r o t o k o l l

Im Begriff, zur Unterzeichnung des Vertrages vom heutigen Tage zwischen
Deutschland, Österreich-Ungarn und Italien zu schreiten, erklären die unter-
zeichneten Bevollmächtigten dieser drei Mächte, hierzu gehörig ermächtigt,
sich gegenseitig das Folgende:

1 . Es wird vereinbart, daß der im Artikel IX des Vertrags vom 25. Juli 1902
erwähnte territoriale Status quo in den nordafrikanischen Bezirken am
Mittelmeer die Souveränität Italiens über Tripolis und die Cyrenaika mit
einbegreift.

2. Es wird gleicherweise vereinbart, daß der Artikel X desselben Vertrags
den zur Zeit der Unterzeichnung des Vertrages in den nordafrikanischen
Bezirken bestehenden territorialen Status quo zur Grundlage hat.

3. Es wird vereinbart, daß die besonderen, Albanien und den Sandschak
von Nowi- Basar betreflenden Vereinbarungen, die zwischen Österreich-Ungarn

und Italien am  
20 Dezember 1900
9 Februar 1901
 und am  
20 November
15 Dezember
 1909 getroffen sind,


durch die Erneuerung des Bündnisvertrags zwischen Deutschland, Österreich-
Ungarn und Italien nicht abgeändert werden.

Zu Urkund dessen haben die drei Bevollmächtigten in dreifacher Aus-
fertigung das gegenwärt ge Protokoll unterzeichnet.

Ausgefertigt in Wien am fünften Tage des Monats Dezember eintausend-
neunhundertundzwölf.

Unterschriften wie oben.


1 Nach der bei den Akten des Auswärdgen Amts befindlichen Original-
ausfertigung. Für »Boheme« wurde »Boheme« gesetzt, ferner »Traite« 
gleichmäßig mit »T« geschrieben.

2 Der Austausch der Ratifikationsurkunden erfolgte zu Wien am 19. Dezember
1912. Von der Botschaft in Wien am 19. Dezember ans Auswärtige Amt
übersandt. Eingangsvermerk des Auswärtigen Amts 20. Dezember vorm.